Internet : à tort ou à raison...
Publié le 28 Décembre 2012
Épine dans le pied de l’agent immobilier “old school”, la dictature d’Internet comme vecteur client a bousculé des habitudes bien ancrées. Tout d’abord utilisé comme “papier électronique”, d’aucuns ont vite apprivoisé la “bête” et ce qui devait arriver arriva… La dérive.
Les mots référencement, positionnement, visibilité ont fait leur apparition et ont fini d’ôter à la profession les quelques grammes de poésie qui lui restaient.
La course était lancée, en fonction des classements dans les portails immobiliers ou sur les recherches Google, les uns vérifiaient que leur texte pub comportait bien plus de 300 caractères, les autres s’assuraient que leur prix de vente était le mieux “placé” et qu’ils avaient plus de photos que le concurrent, des annonces ultra descriptives, tout ça pour aboutir à quoi : anéantir le rêve de devenir propriétaire, amener le chaland à une recherche objective, de critères, technique.
Résultat des courses, des annonces stéréotypées, qui ne donnent pas envie de se déplacer, qu’on “blacklist” à la seule vue d’une photo mal prise, mal choisie.
Des publicités “tout venant” sans réflexion, sans plan de commercialisation, sans même l’ombre d’une piste marketing, qui ont fait de nos sites internet, des supermarchés de l’annonce immobilière.
Internet, oui, réseaux sociaux, oui, mais dans un seul but, augmentation de la qualité de la relation client, du suivi, de la réactivité et du service.
Il est faux de croire qu’un bien ne sera pas consulté si l’annonce n’est pas comme ci ou comme ça , l’important c’est que le bien soit mis en valeur, au bon prix, que les photos soient qualitatives et le texte ciblé, et, comme par magie, c’est là que le téléphone sonne…
Arnaud Gutré